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L'Arc~en~Ciel au ZENITH de Paris le 9 mai 2008 : reportage sur un concert historique !

La France l'attendait avec impatience, on se demandait si le show allait être à la hauteur, et on n'a pas été déçu : le spectacle a carrément dépassé les espérances les plus folles ! L'Arc~en~Ciel, groupe phare du rock mélodique japonais depuis une quinzaine d'années avec des dizaines de millions de CD vendus et des singles régulièrement classés n°1 des charts locaux, a enfin montré à toute l'Europe la magie d'un vrai show à la japonaise. Ce fabuleux concert du ZENITH de Paris, unique date européenne de la tournée L'7~Trans ASIA via PARIS~, fut même retransmis en direct dans cinq complexes cinématographiques nippons par satellite. Un splendide décor de bateau pirate (on comprend mieux l'allusion faite à la conférence de presse), une débauche d'effets visuels magnifiquement orchestrés, une sélection de chansons extrêmement judicieuse et surtout quatre Japonais au meilleur de leur forme ont été les clés d'un show digne des plus grandes stars internationales. Devant un parterre record d'environ 5.000 spectateurs ivres de bonheur, hyde (chanteur), tetsu (bassiste), ken (guitariste) et yukihiro (batteur) ont assuré plus de deux heures de divertissement haut de gamme en jouant une vingtaine de titres issus de l'ensemble de leur déjà longue carrière (de 1996 avec la chanson Caress of Venus, à leur dernier single DRINK IT DOWN) dans une salle presque comble, exultante d'euphorie. Retour sur un concert qui marque un tournant dans l'expansion de la J-music en France, rassemblant à la fois les publics pop, rock et les animefans qui ont connu "Laruku" par des génériques tels que ceux de GTO ou Full Metal Alchemist. A partir de ce vendredi 9 mai 2008, on parlera désormais de "l'avant" et de "l'après" L'Arc~en~Ciel à Paris. Revivons ce show exceptionnel ensemble.

C'est désormais une habitude à chaque venue d'un groupe japonais populaire, les fans campent aux portes des salles de concert plusieurs jours à l'avance. Pour s'assurer une place au plus proche du groupe de rock le plus attendu de l'archipel, véritable acteur majeur du colossal marché musical nippon (contrairement aux modestes formations qui se sont précédemment produites chez nous), les fans ont afflué de l'Europe entière, et même d'ailleurs : Chine, Chili… On en recensait déjà des dizaines lors d'une agréable veillée printanière, vingt-quatre heures plus tôt. Après une dernière longue après-midi d'attente sous une chaleur pesante, les portes du ZENITH s'ouvrent enfin ce 9 mai 2008 vers 18h30, libérant la masse humaine qui s'était agglutinée - filles, garçons, adolescents et adultes de moins de 30 ans en grande majorité - dans un bazar monstrueux. Les 200 à 300 membres du fan-club officiel japonais, des filles pour la plupart, souvent costumées et étonnées par l'enthousiasme et les chants des fans européens, se noient finalement dans la foule avant de rejoindre une tribune spéciale qui impressionnera par ses mini chorégraphies synchronisées. Plutôt que de se diriger directement vers les gradins ou la fosse, une bonne partie des fans fonce droit aux stands goodies, assiégés malgré les prix élevés (30 euros le t-shirts, 10 euros le poster, 10 euros le set de badges… et heureusement 17 euros pour le dernier album en édition européenne) qui n'empêchent pas les ruptures de stock (wristband) bien avant le début du concert. Les gradins se remplissent presque entièrement et la fosse tellement dense à l'avant en paraît du coup un peu vide à l'arrière. Audience record de 5.500 spectateurs (selon les chiffres officiels) pour un one-man J-Music français ; soit le double du score de Dir en grey, premier et unique groupe nippon s'étant produit dans cette seconde plus grande arène musicale parisienne. L'impatience se lit sur tous les visages et les vagues de ola font le tour de la salle sous les applaudissements, dans la bonne humeur générale. Chacun a cependant déjà remarqué l'importance des moyens déployés pour les prises de vue : caméras par dizaines braquées vers la scène et sur la foule, et deux grues parées à filmer pour la retransmission en direct et le futur DVD live annoncé la veille. La pression monte, mais à ce moment, personne n'imagine encore la suite ! Tout le monde est à son poste sur le pont, prêt au grand voyage… quand l'obscurité s'empare du grand hall.



20h10, le ZENITH tout entier est parcouru d'un frisson et des hurlements à vriller les tympans accompagnent le générique d'ouverture projeté sur le grand rideau blanc qui cache la scène. La vidéo, en noir et blanc, très rythmée, trace la carte du périple de Laruku (surnom japonais de L'Arc~en~Ciel) sur un globe terrestre tourbillonnant, jusqu'à l'escale parisienne. Une avalanche de décibels s'abat quand les noms des artistes s'affichent, suivis de l'apparition de leurs ombres, projetées sur le rideau… La fièvre monte tandis que la musique reste relativement douce, et l'animation d'introduction se poursuit autour des silhouettes… Un chat saute d'une tête à l'autre alors que les ondes de basse font vibrer la salle à l'unisson. Puis, d'un seul coup, coup de tonnerre : le rideau tombe dans une explosion rouge vif, révélant un vaste décors inspiré d'un bateau fantôme (jusque dans les détails, de la grand voile floquée L'Arc~en~Ciel aux tentures de la tournée flottant au vent, en passant par l'habillage de tous les rebords de scène) ; deux écrans géants s'allument de part et d'autres des deux rampes aménagées et relaient en direct les captations professionnelles des multiples caméras. On reste bouche bée. En habitué des modestes concerts européens d'artistes japonais où la moindre banderole constituait un must en matière d'investissement décoratif, il faut plusieurs secondes pour réaliser l'ampleur du dispositif. Entre le jaillissement des quatre artistes, la mise en ébullition des milliers de fans, les superbes images de l'ensemble de la salle retransmises sur les écrans géants et le balai de lumières jusqu'au plafond… on ne sait plus où donner de la tête ; époustouflant ! hyde scande un "France !" haut et fort avant d'entamer Get out from the shell. C'est parti pour plus de deux heures de pure folie !

Le public hurle de plus belle quand vrombit un moteur reconnu entre mille… L'ambiance est telle que les frissons nous hérissent les poils en imaginant les instants à venir : voilà déjà Driver's High, le nerveux générique de l'anime GTO, une chanson emblématique de toute une génération amoureuse de la pop-culture nippone, qui met véritablement le feu au ZENITH, d'autant que des lance-flammes déchaînent les enfers en fond de scène ! Un instant presque surnaturel vécu du milieu de la salle, entre la furie de la fosse en fusion (où la chaleur et la pression anéantissent déjà les plus faibles) et le mur bondissant de spectateurs qui nous encerclent dans les gradins. Du jamais vue en Europe pour un groupe asiatique et la concrétisation live de grands espoirs. Tout le monde saute en cadence sur les "clash !" et "flash !" du refrain. Hormis les deux ou trois premiers titres où le lead vocal restait trop dominé par ses partenaires musiciens, le son est pour une fois justement dosé, net (bien que les basses soient trop puissantes et tassées à l'avant), avec une batterie mise en valeur. hyde, très classe dans son costume de pirate dandy, chante (presque) sans fausse note, d'une voix claire et assurée. tetsu, qui s'est customisé une jupette avec un maillot de foot bleu par-dessus son jean, restera malheureusement un peu en retrait durant tout le concert. Le guitariste ken, vêtu plus sobrement, arbore un magnifique sourire, un bonheur manifeste qui lui vaudra de vives acclamations à chaque aller-retour sur les rampes. yukihiro, le batteur haut perché, connaîtra son petit moment de gloire plus tard quand il viendra s'emparer du micro de hyde. Killing Me prolonge la folle ambiance de Driver's High avant la première pause et premier discours mémorable de hyde… en français et sans anti-sèche !


"On est L'Arc~en~Ciel. Je vous vois enfin, je suis très heureux !
Je suis content de rencontrer des Parisiennes
[NDLR : on vous laisse imaginer les réactions et les cris stridents…].
Ce concert est diffusé en direct au Japon. Vous êtes chauds, France ?
Montrez-nous de quoi vous êtes capables. Je t'aime.
La prochaine, nouveau
DRINK IT DOWN !"



Cependant, après ce speech enthousiasmant, le récent DRINK IT DOWN ne parvient pas à entretenir la fureur qui venait de s'emparer de l'audience. Les déhanchements sexy de hyde, non sans évoquer succinctement un certain Jack Sparrow, finissent quand même par revigorer les corps. Changement d'atmosphère, le magnifique et suave DAYBREAK'S BELL, du dernier album Kiss, transporte alors par ses touches sensuelles idéales après un début de set tonitruant. Sur scène, ken est bien mis en évidence durant ses solos de guitare. La basse de tetsu, fluide et harmonieuse, soutient avec puissance la batterie en forgeant l'âme des chansons. Arrive ensuite winter fall, source de frissons et d'immersion visuelle dans une lumière bleue aquatique, parsemée d'étoiles ou de simili flocons de neige dansant sur la grand voile du décor. Le ZENITH plane, porté entre deux ondes.

Les deux titres à suivre sont aussi dansants et mélodieux. On notera le petit bout de chant de ken sur Kasou et son passage au synthé sur My Dear. Hyde, dans un bleu clair nébuleux sur fond rouge foncé, apparaît comme un esprit baigné de lumière sur les écrans géants. C'est l'occasion de souligner le magnifique travail des éclairagistes ; leurs tableaux colorés et animés, tantôt avec fougue et explosivité, tantôt avec sensibilité et légèreté, sont tous aussi singuliers que pertinents et immersifs. yukihiro domine forbidden lover par ses percussions qui résonnent comme des coups de canon (notamment sur l'intro) ; puis ken, nonchalant la clope au bec (une cigarette très diversement appréciée…), prend le relais sur MY HEART DRAWS A DREAM en commençant par un superbe solo à la guitare, dans une ambiance bleutée et aérienne à la fois reposante et déchirante quand résonnent les aigus. Le thème nautique du spectacle ressort, les esprits se libèrent et on pense ici au chant des dauphins… avant que les spots n'éclaboussent la salle de leur puissance : plein feu sur le ZENITH pour le refrain fédérateur. Le public en liesse lève haut les bras. Magnifique spectacle, intense communion et nouvelle séquence riche en émotions.



"Sautez !" crie le chanteur au début de Caress of Venus. C'est reparti pour une série de morceaux rythmés qui feront couler la sueur le long des échines. Les spectateurs ne se le font pas dire deux fois et bondissent en cadence. hyde part se balader sur les traverses, poursuivi en contrebas d'une nuée de fans en transe, brandissant parfois des banderoles ou dessinant des cœurs en joignant les mains. Plus humain que les lives japonais trop ordonnés et un peu impersonnels, le concert de Paris "vit" : les fans courent, sautent, se rassemblent, se poussent et s'enchevêtrent… un océan humain où alternent tempêtes houleuses et douces accalmies. Pour l'heure, les sauts synchronisés des 5.000 spectateurs impressionnent, et le carré VIP désespérément figé fait sourire. REVELATION voit une marée de bras tendus suivre son rythme et le public de répondre en chœur aux "Wo-oh !" de hyde. Si ken, toujours aussi pimpant, se lâche de plus en plus, tetsu reste stoïque, se baladant tout de même sur les côtés de la scène avec le leader adulé. La batterie de yukihiro fait enfin éclater l'orage, et le bateau pirate tangue de gauche à droite, prêt à affronter la tempête qui se profile à l'horizon : SEVENTH HEAVEN, suivi de Pretty girl, STAY AWAY et le pulsant READY STEADY GO ! Avant cela, ken s'adresse au public, là encore en français mais avec l'aide d'une grande feuille de notes…


"France. Merci !
Hello ! Vous vous amusez bien ? Enjoy ?
Moi je m'amuse bien. J'adore la France ! J'adore l'Europe !" 
Et ce qu'il aime aussi, c'est le foie gras ! Il illustre d'ailleurs ses dires
par des photos toutes récentes prises dans les restos de la capitale,
où on peut voir les plats qu'il a dégustés.
"Vous êtes chauds ? La prochaine chanson : SEVENTH HEAVEN"



Les lumières s'emballent et "paf !", feu d'artifice de serpentins argentés labellisés "L'Arc~en~Ciel" ! hyde commence l'interprétation de cette chanson rock et glamour en fanfare (un des hits de Kiss) quand soudain… tout s'arrête ! ken reste figé et un membre du staff surgit sur la scène pour faire évacuer le groupe. Les lumières s'éteignent sous le regard désabusé du public. Une incrédulité mystique s'empare des spectateurs : que se passe-t-il ? La machine si bien huilé de L'Arc~en~Ciel viendrait-elle de tomber en panne ? Un problème technique selon l'annonce micro ? Des pubs lors de la retransmission au Japon ? Il semblerait que ken ait glissé sur un serpentin avant de chuter… Plus de peur que de mal, L'Arc réapparaît au complet, dix minutes plus tard.


"Sorry, I went to the toilets", plaisante ken.
"Enjoy ? I wanted to come to Europe. Enjoy ?
Thanks France, thanks Europe !"


Rewind. SEVENTH HEAVEN reprend du début, les pétards en moins, presque comme si l'incident n'avait pas eu lieu ! Cette fois, les nombreux spectateurs qui avaient pu se saisir d'un serpentin argenté les secoue frénétiquement ; effet pom-pom girls garanti. Comme pour effacer toute inquiétude, le guitariste vient poser longuement au plus près de la foule, au bout des passerelles, le sourire jusqu'aux oreilles. Le coquin s'amuse même à remuer ostensiblement ses fesses sur Pretty girl, tandis que hyde arrose son parterre de fan. Un léger coup de fatigue en contrebas ? Le rythme baisse d'un cran pour un STAY AWAY à l'interprétation originale…

hyde attrape une guitare et s'installe sur le côté droit de la scène, à la place de ken qui s'exile à gauche… et c'est tetsu qui prend le micro ! L'Arc~en~Ciel se prête au jeu des chaises musicales et le ZENITH se délecte de ce chassé-croisé attendu par les fans. ken chante ensuite, les fans s'occupant des refrains à sa place. Vient le tour de yukihiro, très applaudi car enfin momentanément star du show, en plein milieu de la scène ! ken, le guitariste titulaire, devient alors batteur (vous suivez ?) et s'en sort fort bien, avec style et charisme, cheveux au vent façon "Loréal, parce que je le vaux bien". A peine le temps d'apprécier la voix très spéciale de yukihiro, aidé de hyde en backvoice claire, que le vrai chanteur explose : "Are you fucking ready !?". C'est l'apocalypse, le groupe déchaîne les passions avec son très populaire et survolté READY STEADY GO, dans une version dopée en bpm ! Pour ce final du set principal, hyde incite le public à se donner corps et âmes. Étourdissant !

La pause salutaire permet de récupérer un peu avant que la ola ne réapparaisse comme nouvelle manifestation de l'esprit festif qui plane sur cet événement. Il faut patienter dix bonnes minutes pour voir revenir yukihiro. Lui aussi a un message à livrer au public…


"Merci beaucoup ! Vous vous amusez ?
Je suis content de faire ce concert à Paris, merci !"



La boule à facettes descend. Place au grand final débridé de quatre chansons : la très mélodique et très entraînante NEO UNIVERSE (hyde éprouve cependant des difficultés à replacer correctement sa voix à son retour des loges), HONEY (qui permet aux fans européens de chanter en chœur pendant que hyde rejoue de la guitare) puis Link sur laquelle nous nous devons nous arrêter ! tetsu finit par se lâcher et "sort enfin ses bananes du frigo" : "Vous voulez manger une banane ?" (ce sera sa seule phrase de la soirée, à retenir, donc…). "Sautez !" hurle hyde dans une folie indescriptible. Les cameramen ne savent plus où donner de la tête, les fans se montent les uns sur les autres pour mieux voir… et le chanteur finit par descendre prendre un bain de foule au pied de la scène ! Cadeau très rare : les filles écrabouillées contre la barrière qui ont pu câliner et tripoter hyde sont de vraies chanceuses ! tetsu lance son chapeau, ken filme… C'est l'apothéose dans un joyeux bazar ! Le morceau finit sur une ovation de la foule. hyde, a priori satisfait, reprend le micro pour un ultime échange, en français…


"On est l'Arc~en~Ciel, mais on n'était jamais venu en France.
Maintenant, on ne peut plus dire ça ! 
[NDLR : la foule rugit !]
Pour finir, chantez avec moi. Unissons-nous au-delà des frontières. Vous voulez bien chanter ?
Je t'aime, France. C'est la dernière chanson :
Anata."

La ballade Anata sonne comme une déclaration d'amour. Les briquets s'allument dans les gradins, la fosse chaloupe de gauche à droite sur le rythme langoureux, et les fans reprennent en chœur le refrain. Une scène déjà magnifique, mais soudain : lumière éclatante et pluie de plumes blanches sur scène pendant plusieurs minutes. Des larmes de bonheur - mêlées de tristesse à l'approche de la fin - coulent sur les visages et on reste ébahis devant le chorus de la tribune japonaise où 200 à 300 apprenties chanteuses s'abandonnent avec une justesse à couper le souffle. Grandiose. Un moment intense que l'on aimerait retenir, faire durer à jamais, mais toute bonne chose a une fin. L'Arc~en~Ciel s'avance pour faire de rapides adieux avant de s'en aller, sans jet de baguette ni de médiator, juste avec des "merci" et des sourires éclatants. Le batteur est le dernier à s'éclipser sur une musique d'Enya (Caribbean Blue) terminant cet incroyable show, inoubliable et historique, sur une note océane. Les applaudissements durent avant de s'effacer doucement, histoire de rendre moins douloureuse la redescente sur Terre, en gardant des étoiles plein la tête.



Quelle claque ! D'autant plus magistrale qu'on n'en espérait pas tant ! Ce 9 mai 2008, ce qui n'était encore qu'un rêve est devenu réalité : un grand show J-Music a eu lieu ici, en France, à Paris ! En rockstar très expérimentée et totalement maître de son sujet, L'Arc~en~Ciel, premier groupe majeur à débarquer dans l'hexagone pour un concert exceptionnel, a placé la barre haute, très haute, à grands renforts de moyens techniques et artistiques conséquents. Il est sûr que la retransmission en directe dans l'archipel et l'élaboration d'un futur DVD live à paraître au Japon ont motivé la perfection de ce show, exploité comme il se doit dans la presse/promotion nipponne. Passé l'effet de surprise et avec le recul, si le dernier album Kiss est déjà distribué chez nous par GAN-SHIN, on reste cependant circonspect quant aux motivations de L'Arc~en~Ciel vis-à-vis de sa carrière européenne : très peu de promo, courte conférence de presse formatée pour le Japon, interview et exclusivité des prises de vue françaises uniquement réservées à deux télévisions (à la clé, un mini-scandale surévalué pour France 2)… Retenons et savourons pour l'instant l'essentiel : un concert quasiment parfait, éblouissant de sa classe inattendue qui en ferait presque oublier la coupure en pleine euphorie de SEVENTH HEAVEN (qui a ruiné l'ambiance pendant dix minutes) et l'absence d'un titre culte : Blurry eyes. Si certains ont pu être rebutés par le prix de la place (plus de 40 euros que le produit valait amplement), ils peuvent s'en mordre les doigts ! Ils ont tout simplement manqué leur participation à un événement historique dans le développement occidental de la musique asiatique. Jamais la France n'avait connu de show made in Japan de si grande envergure, digne des meilleures prestations jusqu'alors uniquement accessibles en DVD, et d'autant plus enviées. Après avoir goûté à une telle explosion de sensations, on n'en attendra pas moins des futurs gros groupes ou artistes déjà engagés… Que X Japan se tienne près à relever le défi le 5 juillet prochain ! Enfin, petit message à l'attention des fans : comme l'a souligné ken en conférence de presse, écrivez nombreux à L'Arc~en~Ciel pour prouver votre nombre, manifester votre soutien et les faire revenir au plus vite !

Gwenaelle Durand


Setlist :
01 - get out from the shell -asian version-
02 - Driver's High
03 - Killing Me
MC - hyde
04 - DR
INK IT DOWN
05 - DAYBREAK'S BELL
06 - winter fall
07 - Kasou
08 - My Dear
09 - forbidden lover
10 - MY HEART DRAWS A DREAM
11 - Caress Of Venus
12 - REVELATION
MC - ken
13 - SEVENTH HEAVEN
14 - Pretty girl
15 - STAY AWAY -formation A-
16 - READY STEADY GO
--- ENCORE ---
MC - yukihiro
17 - NEO UNIVERSE
18 - HONEY
19 - Link
MC - tetsu
MC - hyde
20 - Anata


A lire également : la conference de presse L'Arc~en~Ciel à Paris, la veille du concert

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Remerciements : GAN-SHIN FRANCE
Photos extérieures (sauf dernier cliché) © Eric Oudelet / Orient-Extrême
Photos du concert et dernier cliché de la foule à l'extérieur © MAVERICK DC GROUP / GAN-SHIN
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