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FINAL FANTASY VII : LAST ORDER / ADVENT CHILDREN

Disponible en DVD au Japon depuis le 14 Septembre 2005

Là où tout (re)commence, là où tout finit ?

L’empirisme de ces dernières années a montré que ressusciter un mythe du calibre d’un Final Fantasy affichait des résultats souvent incertains, parfois corrects mais surtout mauvais. Le point d’orgue ou point de chute abyssal de ces revival infructueux avait été alors atteint par le film d’animation The Spirits Within en 2001. Il faut croire que cette descente dans les tréfonds de l’échec fut bénéfique à Square puisque quatre ans après et au prix d’une attente interminable, les deux passionnés que sont Tetsuya Nomura et Takeshi Nozue propulsent Advent Children au titre de référence : Référence thématique bien sur pour son inspiration du RPG qui touche au plus juste mais aussi référence technique de part sa qualité visuelle hors du commun. La persévérance a fini par payer, preuve que Square a toujours de la ressource.

Last Order dans tous ça apparaît un peu comme étant la base de lancement du V2 Advent Children. Exit les images de synthèse, l’OAV de 25 minutes nous replonge en plein cœur de l’opus numéro 7 du jeu, plus précisément lors de la destruction de Nibelheim par Sephiroth à la recherche de sa génitrice Jenova et ce, au travers de flash-back que se partagent Zack et le héros de l’aventure alias Cloud. Zoom sur cette mise en bouche animée avant lancement.

LAST ORDER
Souvenirs, souvenirs…

À l’origine était…

FF-VII ou le combat de Cloud contre la Shin-Ra, une corporation basée à Midgar dont l’immensité va de paire avec l’obscurité de ses activités. Tout ce que sait le groupuscule Avalanche que rejoint Cloud au début de son aventure, est que celle-ci met la planète en danger en drainant l’énergie vitale Mako à l’aide de ses réacteurs : On ne reviendra pas sur l’hyperbole apparente du contexte pixellisé sur notre joyeuse et industrielle réalité. Tout au long du combat manichéen opposant la faction contestataire menée par Barret à la fascisante Shin-Ra, l’affrontement entre l’ex-militaire 1ère classe du « Soldier » (1) Cloud et le mystérieux Sephiroth se dessine avec pour enjeu la survie de la planète, rien que ça. Last Order revient donc sur les agissements de Sephiroth lors de cette fameuse nuit à Nibelheim, celle que l’Histoire de la saga retiendra comme étant celle de sa Saint Barthélemy : Un vrai massacre…

Action !

Noir total. Dans l’obscurité on peine à deviner Cloud et Zack en pleine forêt, en proie à une attaque de ce qu’on suppose être des Turks de la Shin-Ra (2). Beaucoup d’incertitude certes, le manque de clarté étant le défaut principal de cet OAV : Seuls les épées constitue le jeu de lumière qui confère à l’anime une hérétique impression Star-Wars… Coté animation en revanche, la première impression est nettement plus positive puisque dès les premières secondes de combat celle-ci se révèle fluide et crédible. Un peu d’electro chargé de basses pour accompagner tout ça et on obtient une introduction certes un peu pompeuse mais efficace qui se clôt par l’apparition du titre. Nibelheim nous voilà, Nibelheim le voilà.

Sephiroth, le mythique ennemi de la saga. Dans un décor déjà en feu qui ne fait que confirmer la haute qualité et fluidité des graphismes, sa Masamune ensanglantée transperce le dernier villageois. La chute de celui-ci laisse entrevoir les jambes du tueur. Travelling arrière puis aérien, les plans animés entretiennent savamment le suspense avant de se poser doucement sur le profil de Sephiroth, le vrai premier grand baromètre de l’anime : Comment concevoir un OAV FF-VII crédible sans un chara-design hautement fidèle ? Le résultat s’avère enthousiasmant et restitue quasi-authentiquement le charisme du grand méchant. Même bilan pour Tifa qui entre en scène dans la séquence suivante, on remarquera simplement les quelques libertés prises au niveau vestimentaire ou du visage quelque peu anguleux, détails insignifiants car non nuisibles mais qui pourraient néanmoins échauder les puristes, une telle adaptation étant toujours délicate.

Quand linéarité rime avec qualité

Les présentations ainsi faites, la suite de l’OAV « n’est que » succession de combat, véritable échauffement avant Advent Children. Le metal surpuissant rythmé par les coups de feu ou les cliquetis d’épée, se couple aux étincelles et reflets pour en mettre plein la vue, plein l’ouie. Grande nouveauté animée qui fut découverte par le grand public dans les salles obscures pour ensuite être adaptée pour le jeu vidéo : le fameux Bullet time qui fait ici son apparition. Dans l’hexagone les gamers ont pu faire sa connaissance au travers de Max Payne, et les non initiés pourront se référer au film Matrix dont la séquence des trajectoires de balles ralenties au point d’y voir les ondes de déplacement institua une vraie prouesse technique dans le 7ème Art. (3)

Rien de bien neuf coté scénario puisque la trame de l’anime suit fidèlement celle du jeu pendant 25 minutes. On se contentera de retrouver quelques séquences flash-back bien retranscrites qui font autant de clins d’œil au jeu. Se contenter de retranscrire fidèlement l’univers, sans en faire trop : Last Order ne prend pas de risque, il ne s’en trouve donc pas original. Pourtant la recette prend, grâce à cette fidélité d’adaptation et à l’impeccable fluidité de l’animation et sur ces plan là, l’OAV met à l’amende une bonne partie si ce n’est toutes les adaptations animées inspirées de la saga ainsi que la concurrence des shônen orientés baston. A ce titre, il fait une excellente première partie avant l’arrivée de la star Advent Children. En deux mots, lancement réussi.



ADVENT CHILDREN
La garde meurt mais ne se rend pas

Décollage


Nous y voilà : C’est l’heure, l’heure de la claque, celle qui vient balayer la première ligne de doute sur la qualité de cette suite. Advent Children ne ménage pas ou à peine quelques secondes le suspense. La première séquence présente une chute vertigineuse des cieux vers la terre, le sable, le désert accidenté où cavale au fond d’un canyon une vielle connaissance en le nom de Red XIII alias Nanaki... Première grosse baffe donc à l’apparition du grand tigre rouge. La modélisation est tout simplement parfaite : Muscles saillants et poil vif, patte lourde et course fluide, la gravité agit sur chacune des pixels – pourrait-on parler de cellules ? – qui composent la bête. Comme pour sceller définitivement dans nos esprits ce réalisme effarant, le plan fixe qui voit passer le tigre virevolte ensuite autour de lui, comme une feuille morte poussée par le vent de sa course. Ce plan devenu mobile suit le tigre lors de son ascension au sommet d’une falaise avant de s’arrêter à son bord, dévoilant une vue imprenable le tout sur un thème symphonique qui clôt la séquence d’intro en grande pompe. Dire qu’il ne s’agit là que des quatre-vingts dix premières secondes…

Mis à par l’impression époustouflante dégagée par cette première séquence, que nous réserve concrètement Advent Children ? Pour reprendre les communiqués fournis avant la sortie du bijou, le film nous place deux ans après les évènements qui clôturèrent l’opus VII de la saga, à savoir l’annihilation de toute menace sur la planète. Cloud y mène une vie paisible et solitaire de coursier, sa moto reconvertie en outil de travail. Mais, car il faut toujours un mais pour établir une suite, le combat victorieux du bien sur le mal ne fut pas pour autant sans séquelles sur la planète puisque ses fluides vitaux s’en trouvent empoisonnés et infectent lentement la population de celle-ci. Cette maladie (non contagieuse) nommée Geostigma rend ses victimes totalement atoniques avant de provoquer la mort. Les choses se précisent à l’apparition de trois frères à la recherche de leur mère. Rien de bien excitant jusqu’alors et il n’y aurait pas eu de quoi s’affoler si la mère en question du trio Kadaj, Yazoo et Loz n’avait pas été Jenova dont la persistance de cellules serait la cause de l’empoisonnement de la planète. À défaut d’honorer la mémoire de leur mère, ceux-ci envisagent de faire profiter la planète de leurs retrouvailles en envisageant la création d’un nouveau Sephiroth. Sauver le monde semble alors être un hobby remis au goût du jour pour l’ami Cloud.

Vue de l’extérieur : démo ou benchmark ?

Du combat, du combat, encore et toujours du combat : Le scénario est léger, apparaissant clairement comme un prétexte à cette saine activité qu’est la baston mais là, c’est pour la bonne cause. Advent Children est un exploit du numérique tout simplement et pour le coup, le scénario se voit recalé au fin fond de la liste des priorités qui font la charte de qualité d’un film (d’animation) pour une vingtaine de minutes au moins, le temps de s’habituer à ce réalisme impressionnant de crédibilité…



Jamais Midgar n’est apparue aussi réelle et vivante avant que Nomura et Nozue nous y fassent replonger deux ans après les évènements : Toujours fidèle à son mythe, la mégalopole est d’un gris à concurrencer une ville portuaire telle que Dunkerque et les infrastructures y sont parfaitement modélisées allant même jusqu'à la signalisation des routes et autres détails bluffant du type. Mais tout ce qui est rare est cher et Advent Children avance la réciproque : Ce travail d’orfèvre sur les décors à un coût pécuniaire pour les créateurs, coût qui se monnaye pour le spectateur par un catalogue restreint de décor. Outre le désert et Midgar, Advent Children nous promène dans la pénombre d’une forêt ou dans la luminosité de cette fameuse cathédrale que fréquentait la défunte Aerith et c’est tout. Le film reste toutefois loin de s’enliser dans la monotonie, la faute à la myriade de personnages dont les apparitions successives alimentent et rafraîchissent le cours du film.

Les persos de FF parlons en justement. La vieille garde du VII a répondu présente à l’appel du devoir et se trouve massivement représentée dans cette suite : Cloud et Nanaki bien sur mais également Barret, Tifa, Vincent, Cid, Yuffie, Cait Sith, le duo de Turks Reno et Rude, Elena, Tseng, Marlène, Zack et Rufus sont au rendez-vous. Last but not least, Aerith et Sephiroth font sans doute parti des personnages les plus attendus et bouclent l’exhaustivité de cette liste. Ce qui était vrai pour les décors ne s’applique plus à nos protagonistes puisqu’ils bénéficient malgré leur nombre, d’un travail qu’un modeste euphémisme qualifierait de soigné et joli. Le résultat est en fait sublime, aussi bien sur le look général que sur le visage lors des gros plans. Advent Children est un faux live : Cheveux au rendu réel grâce à une finesse incroyable et possédant une inertie, regard vivant ou moue expressive font de ces persos modélisés de véritables acteurs. Sur ce plan là du progrès reste néanmoins à faire car aussi beaux qu’ils soient, les mirettes n’échappent parfois pas à l’écueil du vitreux ce qui tend à éroder la perfection du réalisme. Les mouvements sont en revanche parfaitement restitués, au point que les heureux participants du festival international du cinéma de Venise qui ont eu l’occasion d’assister à la présentation de ce film d’animation, pouvaient se demander si du Motion Capture (4) ne se cachait pas dessous, un doute que Nozue a aussitôt balayé en leur précisant que tout à été fait artisanalement. Encore une belle prouesse de la part des animateurs.

L’utilisation du Bullet time est quant à elle largement assumée et approprié par les nombreux montages qu’ont pu en faire les réalisateurs. D’un simple ralenti, l’effet devient nettement plus étoffé et complexe en se voyant littéralement mixé entre vitesse accélérée, ralentie ou stoppée, trois états qu’agencent à merveille les animateurs avec le mouvement du plan pour rendre les combats encore plus exaltants et dynamiques qu’ils ne l’étaient déjà. Un des défauts de ces séquences de combat est d’ailleurs dû à l’emploi trop agressif de ces changements de rythme qui rendent la scène parfois difficile à suivre. À l’inverse, le second défaut est un manque de dynamisme sur d’autres séquences… Le rythme des séquences de combat est donc inégal, passant d’un plan berserk pour le coté épique à un plan béat sur les effets graphiques qui parsèment le film ou un décontenançant clin d’œil qui appelle à la nostalgie. Reflets dans les yeux, sur les lunettes, sur les épées ou même reflet du soleil sur le plan, inertie des objets et autres étincelles font parti de l’armada d’effets spéciaux déployés pour le film.

C’est à ce titre que pour le non initiés, Advent Children se pose à mi-chemin entre la démo et le benchmark à défaut d’un film au scénario ultra profond. Les nombreuses relations qu’étaye le film entre les personnages et qui font appel à l’univers du jeu ou la reprise de la symbolique FF parfois décalée, parfois nostalgique, sont en revanche nettement plus intéressantes pour qui a parcouru les terres hostiles de l’opus VII armé de son Cloud en pixel. Cette continuité dans l’acheminement personnel de nos héros constitue un véritable scénario latent autour duquel gravite une nébuleuse de clins d’oeils qui unit l’otaku et le gamer. Bienvenue dans la galaxie FF.

Advent Children de l’intérieur : une symbolique plutôt fidèle à défaut d’un scénario.

Fidèle, la symbolique l’est dès le titre du film : Alors que Sephiroth fait référence à l’envoyé de Dieu au travers de l’arbre de vie qui constitue la base de la science kabbalistique dans la tradition hébraïque (5), Advent s’inscrit dans le même registre théologique en se traduisant en second sens par le retour du Christ pour le jugement dernier chez les Catholiques. Sans faire l’affront de traduire children, il convient de s’arrêter sur la signification du titre entier qu’il est maintenant facile de déduire puisqu’il se réfère au nouveau trio chargé de faire revenir Sephiroth pour un jugement dernier qui s’annonce défavorable pour la planète... Bref, si le titre ne contient pas le mot suite, il en a toute la connotation : Nomura et Nozue ne nous ont pas menti, Advent Children est avant tout destiné aux fans de la saga c’est écrit dessus.

C’est écrit à l’intérieur également puisque hormis de microscopiques détails que ne manqueront pas de stigmatiser les puristes épris de FF jusqu’à l’otakisme avec leurs petits yeux avides, les personnages sont fidèles à la tradition du VII aussi bien dans leur look que dans leur personnalité. Si l’adaptation des personnages SD (6) du jeu en quasi réels du film souffre de quelques légitimes déformations en accentuant par exemple la ressemblance entre Barret et un certain Mister T de l’Agence tous risques, celle qui établit les relations inter perso est nettement plus efficace puisqu’elle va au-delà de la fidélité au jeu en étoffant quelques unes de ces dites relations. L’occasion pour les concepteurs de réaliser quelques rêves via les interventions de feu Aerith. À la vue de ce scénario coupé à la hache, on aurait d’ailleurs pu craindre pour cette dernière un emploi abusif et irrespectueux mais il n’en est rien. Les apparitions de celle-ci se limitent à une âme prodiguant quelques conseils à Cloud et poussent la réflexion beaucoup plus en amont : Rappelons qu’Aerith fut tuée sous les yeux de Cloud, ce qui explique le traumatisme dont il fait preuve à son égard dans le film. Cloud en quête de rachat combat ses démons intérieurs qui forment le remords, il s’agit là de l’ultime boss qui pouvait lui résister à la fin du jeu, une façon pour Advent Children de boucler la boucle.



Plus légère en revanche de part son décalage est la musique de Nobuo Uematsu, lequel n’a pas hésité à mettre à contribution le groupe Black mages dont il fait parti et auteur d’un grand nombre de reprises des OST originales en les accommodant façon metal ou electro. Sans être dénaturés, certains grands classiques du jeu s’en trouvent rafraîchis (le thème d’Aerith par exemple) et prennent avec la nostalgie qui persiste une toute nouvelle signification pour le film. Ces mix souvent euphorisants insuffle une nouvelle dynamique et l’on s’étonnera alors de ne pas les retrouver dans tous les combats puisque remplacés par quelque chose de nettement plus solennel et mou que les plus sceptiques qualifieront de pompeux (largement pardonnable pour un FF) tandis que les adorateurs les apparenteront à l’allégorie d’un jeu mythique.

De bien belles choses que sont ces thématiques de solitude / complétion des êtres que majore sans concurrence Evangelion ou de décalage nostalgo-humoristique auquel on préfèrera FF – Unlimited, mais elles sont loin de fomenter la passion nécessaire à masquer cette mutilation scénaristique dont le film commence à souffrir passé la demi-heure. Les jusqu’aux boutistes de la défense Advent Children invoqueront l’absence de scénario en invoquant la fidélité : Le nombre des combats qui rythment le film n’est en effet pas sans rappeler les heures passées devant un écran PC ou TV à booster l’XP de nos persos. Fait exact auquel il est néanmoins aisé ou raisonnable de rétorquer que tout est question de proportion et que trente heures de combat sur une centaine d’heures de jeu ne correspondent pas à quatre-vingt dix minutes de combat pour un film d’une centaine de minutes.

La proximité des deux écueils (scénar’ ultra pointu d’un FF sans action et simple recréation de l’univers avec baston à profusion) qui encadrent cette suite, revenait presque pour ces concepteurs sur le fil à un choix cornélien : De quel coté tomber, vers quel écueil se diriger pour ne pas tomber dans les deux ? D’où cette erreur de dosage difficilement pardonnable pour une oeuvre déjà intronisé dans la famille FF par le public, à laquelle s’ajoute l’ennuyeux problème de rythme également mal dosé. La perfection n’existe pas et l’on s’en voudrait presque tant Advent Children nous l’a fait miroiter. Le film n’en reste pas moins la meilleure adaptation qu’aie pu connaître la saga, un tour de force plein d’avenir pour Square…

Thomas Chibrac

Notes :

(1) Le Soldier composé de ses Soldat, est l’armée officielle de la Shin-Ra.

(2) Les Turks sont les miliciens de la Shin-Ra. Par définition, ils sont chargés des affaires nettement plus officieuses de la corporation.

(3) Le véritable inventeur de cet effet dit du Bullet Time dans le "live" est Michel Gondry pour les pubs Smirnoff. Coté animation en revanche, les précurseurs furent nombreux et on retiendra particulièrement Otomo avec Akira ainsi que Rintaro qui l'a utilisé quelque fois, notamment dans Albator 78 et Dagger Of Kamui. Vous voulez en savoir plus ? Direction l'anglo wikipedia : http://en.wikipedia.org/wiki/Bullet_time

(4) Procédé qui consiste à capter les mouvements d’un acteur pour l’appliquer à un personnage numérique.

(5) La kabbale est une science qui explique les mystères de la création par les chiffres, séphira signifiant "numération" en hébreu. Séphiroth en est le pluriel et se traduit donc littéralement par "numéros". Dix séphiroth correspondent chacun à un attribut de Dieu, une valeur, et forment l’arbre de vie (séphiroticum) dont la souche correspond au chiffre 10 (le retour à l’unité). Ces dix attributs symbolisent l’humanité mais réunis ils symbolisent Adam. Au dessus de cet arbre des numéros se trouve le 0, symbole d’éternité, de non-existence physique, de Dieu l’entité qui dépasse l’humanité. Cet arbre établit le lien entre l’Homme et la substance divine que l’humain peut escalader pour s’approcher de la vérité universelle. Sephiroth (le personnage cette fois-ci) personnifie donc l’ensemble de l’humanité soit un nouvel Adam qui, mixée avec la théologie judéo-chrétienne qu’utilise le film, s’apparente à un envoyé de Dieu voire un de ses fils, Jésus par exemple.

(6) SD (Super Deformed) désigne un type de représentation de personnages qui ne correspond pas à une représentation crédible. Souvent utilisée à des fins humoristiques en japanime, ce SD est la marque de fabrique des FF (VIII exclu).

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