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[JAPAN EXPO 9] NAGAI GÔ, auteur de Goldorak - CONFERENCE PUBLIQUE

Compte rendu de la conférence publique donnée par Nagai Gô le 5 juillet 2008

Vous cherchiez la conférence incontournable de Japan Expo, c'est la bonne adresse. Exemple vivant que les vieux cons sont avant tout des cons vieux, le papa de Goldorak et Devilman, l'illustre Nagai Gô, a livré une performance d'entertainer, éternel anime-otaku que le succès n'aurait pas corrompu. En ce 5 juillet 2008, le sexagénaire réputé pour ses tenues excentriques aux imprimés floraux bleu électrique de yakuza cool est apparu une nouvelle fois sur son trente-et-un, complet blanc sur une chemise saumon aux motifs de carpes, en symbiose avec l'arrière-plan bordeaux de la salle de conférences numéro 1. Et pour quelle conférence ! Souvent drôle, disponible, Nagai a répondu pendant plus de ¾ d'heure, avec recul et sans tabou, à toutes les questions d'un public rempli de fans vétérans connaissant jusqu'à ses oeuvres non éditées en France. En assumant tout : de son hygiène de vie relax (lisez des mangas !) à la violence parfois extrême et quasi-didactique de certaines de ses oeuvres. On regrettera juste l'absence toute occidentale de questions ayant trait à l'intelligence artificielle et à l'influence de son oeuvre sur la recherche robotique... mais c'est faire la fine bouche face à une rencontre dont chacun de nous se souviendra. Go !

[Note : Pour des raisons de clarté, les noms propres des héros de M. Nagai ont été largement conservés en version originale, avec la mention de leur traduction française entre crochets, NDLR]


[Arrivée sous les applaudissements]

Interprète : Bonjour à tous. La conférence de M. Gô Nagai va commencer, nous allons commencer par M. Nagai qui va se présenter à vous. Ensuite on essaiera de répondre à vos questions. Pour les photos et vidéos il n’y a pas de problème. [Acclamations]

[La présentation de M. Nagai est ponctuée d’applaudissements pratiquement à chacune de ses phrases.]

Nagai Gô [en français] : Bonjour. Je suis très content d’être en France, car à travers l’engouement qu’il y a ici autour de Goldorak, je peux percevoir tout votre amour et je vous en remercie. Je voudrais remercier aussi toutes les personnes qui contribuent, en achetant mes œuvres, à ce que je puisse continuer à vous faire plaisir. Quand j’étais plus jeune, comme beaucoup d’entre vous, j’ai regardé beaucoup d’anime, lu beaucoup de mangas, qui m’ont forgé dans mon caractère de mangaka. J’espère sincèrement avoir pu faire la même chose. Grendinzer [titre original de Goldorak, NDLR] était le dernier épisode d’une trilogie ayant commencé avec Mazinger et Great Mazinger (1). En fait les idées de Mazinger Z, le fait qu’il y ait quelqu’un qui pilote depuis l’intérieur même du robot et l’emboîtement du robot, je les ai eues quand j’ai vu un accident de voiture où deux voitures s’étaient emboîtées. J’ai vu à la fois l’aspect pratique de l’emboîtement des deux objets, mais j’ai aussi eu comme une vision de ce tas de ferraille qui tout d’un coup s’animerait en se redressant et c’est de là qu’est né Mazinger Z. C’est là que j’ai pu vraiment construire cette idée d’un robot qui puisse être manipulé par un être humain, un robot qui puisse bouger entièrement.



En ce qui concerne Mazinger Z, ça a été un grand hit au Japon et j’ai pu faire 30 à 60% de part d’audience, mais je suis très fier en tout cas que Goldorak ait réussi à faire en France ce qu’il n‘a pas réussi à faire au Japon c’est-à-dire 100% de part d’audience [applaudissements]. Encore plus qu’au Japon, je remercie donc vraiment le public français. Par ailleurs le fait que Duke Fleed [Actarus, NDLR] vienne de l’espace, apportant une technologie du futur, j’espère que ça a aidé les gens à penser vers le futur, et à créer de nouvelles technologies justement. En ce qui concerne Goldorak, ça a été le début de grandes choses et l’avènement d’une pensée vers l’avant, dans le domaine de la création de robots précisément. Et donc je peux dire que j’ai bien l’intention de continuer à créer du Goldorak par la suite.

Si vous avez des questions, s’il vous plait...

Public : Bonjour j’aimerais savoir si vous avez suivi l’affaire des dvd pirates…
Interprète : On va éviter ce sujet s’il vous plait, car ça ne concerne pas seulement l’auteur, et c'est une affaire qui est en cours. (2)

Public : J’ai deux questions en fait : est-ce que Violence Jack (3), qui est l’une de vos meilleures séries, va sortir un jour en France et est-ce que Devilman (4) et Violence Jack ne seraient pas une seule et même personne ?
Nagai Gô : Oui, vous avez tout à fait raison pour ce qui est de la proximité des deux personnages. En fait j’avais commencé à écrire Devilman et le personnage de Violence Jack m’est apparu, donc on peut considérer qu’il s’agit d’une seule et même personne. Il faut savoir qu’au Japon, l’idée de la réincarnation est assez forte et on pourrait aussi considérer qu’il s’agit de la réincarnation de DevilMan dans Violence Jack en fait, un passage de l’un vers l’autre. Pour la sortie de Violence Jack en France, je ne sais pas encore.



Public : Avant tout, je voudrais vous faire part en mon nom de la dévotion que vous portent les fans espagnols, où Mazinger est très apprécié, nous avons même une statue de 10 mètres de haut (5) !
Nagai Gô :
Je suis très honoré de la passion que le public d’Espagne a pour Mazinger. J’ai vu en photo le Mazinger Z à taille réelle que vous avez dans un parc et je dois dire que j’ai vraiment hâte de venir le voir de mes propres yeux un jour !

Public : C’est vous qui avez inventé le concept de machines s’emboîtant les unes dans les autres pour en créer une autre encore plus puissante, que pensez-vous de la postérité qu’a pu avoir cette idée dans l’histoire du manga par la suite ?
Nagai Gô :
Ce qui se passe quand on propose une idée nouvelle au Japon, c’est qu’elle va être très souvent largement utilisée comme inspiration, à la limite de la copie. Ma fierté est d’être un créateur d’idées originales, et je n’ai qu’une envie, c’est de continuer à ce que mes idées inspirent, et même qu’on me copie dans la création de mangas. S’il y a quelqu’un qui s’inspire de mon travail, qui va prendre la même base mais en y rajoutant un thème qui va venir enrichir mon idée, et créer ce qui va devenir à ce moment là une nouvelle idée, je n’en serai que plus content.

Public : En fait j’ai deux questions. Ma 1ère question est : d’où vient votre goût pour les démons et la SF, thèmes que vous abordez souvent dans vos œuvres ? Et ma 2ème question vient du constat que vous n’être pas très tendre avec vos personnages, aussi pourquoi allez-vous jusqu’à montrer le côté violent, voire malsain de certains de vos personnages ainsi ?
Nagai Gô :
Pour ce qui est de la SF, j’ai vraiment eu un plaisir particulier grâce à Tezuka Osamu et à Astro le Petit robot, c’est ce qui m’a vraiment porté à aimer la Science-Fiction. Pour les démons et la violence, c’est très lié au caractère humain, aux démons des hommes au fond, les hommes sont assez immondes pour causer des guerres, il ne faut pas oublier qu’ils ont aussi ce côté-là.



Public : Lors de la dernière interview que vous aviez accordée au magazine AnimLand, vous parliez de faire de nouvelles séries télé de Goldorak, est-ce que c’est toujours d’actualité et est-ce qu’on pourra voir cela prochainement ?
Nagai Gô :
Effectivement, comme il a été dit lors de l’interview avec AnimLand, nous sommes encore dans les préparatifs pour créer une nouvelle série Goldorak avec de nouveaux personnages, etc. Mais ce qui est important pour moi, c’est de garder toujours l’aspect de l’ancienne série en y rajoutant quelque chose de nouveau, j’ai toujours ce besoin de créer quelque chose de nouveau. Et c’est grâce à l’utilisation des nouvelles techniques, notamment informatiques, qui sont des outils merveilleux, que je compte apporter de la nouveauté à cette nouvelle série.

Public : Vous êtes un auteur prolifique, avez-vous l’intention de créer une nouvelle série avec de nouveaux personnages de la même trempe que Devilman ou Violence Jack ?
Nagai Gô
[large sourire et regard soutenu] : J’aurai 63 ans cette année, ce qui veut dire que je me donne encore au moins 10 ans pour continuer à écrire, me faire plaisir, et vous faire plaisir !

Public : Je voudrais poser une question au sujet de deux personnages : Ashura Danshaku (6) et Gandal (7) [Baron Ashura et Minos, NDLR]  : d’où vous vient cette idée de deux personnalités dans un corps ou de deux personnalités qui s’expriment de deux manières différentes ?
Nagai Gô :
Ce qui me semblait intéressant, c’est que l’esprit, l’âme de l’être humain est divisé, avec une partie féminine et une partie masculine, et je trouvait intéressant d’utiliser ces deux parties pour les réunir dans un seul personnage. Et c’est vrai que si j’avais coupé les personnages entièrement en deux, ça pouvait être gênant pour savoir comment pouvoir dessiner ça [sourires entendus].



Public : Ce que je voulais demander en fait, c’est que, selon moi, il s’agit de deux personnes différentes dans Gandal, mais d’une seule personne qui s’exprime de deux façons différentes chez Ashura, est-ce que j’ai raison ou je me trompe complètement ?
Nagai Gô : En ce qui concerne Gandal, c’est vrai qu’il s’agit d’un seul et même personnage qui va s’exprimer différemment selon le visage que l’on voit, mais en ce qui concerne Ashura, c’est plus l’idée de la deuxième âme qui s’exprime.

Public : Vous nous avez expliqué d’où venait l’idée de Mazinger, aussi j’aurais aimé savoir comment vous est venu le concept de Getter Robo (8) où trois machines se combinent en d’autres robots ?
Nagai Gô :
C’est vrai que pour Mazinger, l’idée était dans l’assemblage, alors que pour le Getter Robo, ce que je trouvais intéressant, c’était tout d’abord l’idée de trois machines qui ne sont pas des robots, qui s’assemblent pour créer un robot. Un autre aspect était de pouvoir créer une série où il n’y aurait pas un seul personnage principal, mais un groupe de personnages principaux. Ce qui devenait intéressant alors, c’était de voir lequel le public allait préférer…



Public : Pour vous, lequel est le plus puissant entre Grendizer  et Mazinger Z [ou était-ce Mazinkaiser ?, NDLR] ?
Nagai Gô
[rire embarrassé] : C’est difficile à dire… disons que je vais vous laisser décider par vous-même… [Applaudissements]

Public : Certains de vos mangas ont fait scandale dans les années 70, est-ce que vous considérez que la production actuelle n’a rien à leur envier au niveau de la violence et de l’érotisme ?
Nagai Gô :
C’est vrai que ça n’a rien à envier par rapport à ce que je faisais, mais il faut voir aussi qu’il y a une différence de génération. Le temps a passé et je ressens de la fierté à me dire que malgré tout cela, moi je suis encore là ! [Applaudissements]

Public : Vous attendiez-vous à un tel succès en France pour Goldorak et quelles ont été vos réactions face à ce succès ?
Nagai Gô :
Je ne pensais pas qu’il y aurait un engouement tel, non. Par contre j’imaginais tout de même bien que ça aurait un impact, pour la simple raison que ça bousculait les codes pré-établis. Oui, je pensais bien qu’il y aurait un mouvement pour ouvrir à un public adulte un produit qui est aussi destiné aux adultes, et je compte continuer à ouvrir le manga à toujours plus d’adultes. [Applaudissements]



Public : Etes-vous au courant de la diffusion sur internet d’un teaser de très bonne qualité pour un film live de Goldorak (9) ? Etes-vous associé à ce travail ou s’agit-il simplement du travail d’un fan ?
Nagai Gô :
En fait j’ai découvert The UFO aujourd’hui seulement et pour être honnête, c’est un peu gênant, car si je reconnais la qualité du travail du fan, je ne peux malgré tout pas le reconnaître au niveau du droit.

Public : Parmi vos nombreux personnages, il y en a un qui m’a toujours laissé un peu dubitatif, Kekko Kamen (10), et je me demandais comment vous était venu un concept aussi culotté...
Nagai Gô :
À la base, c’était vraiment une grosse blague, puisque c’était pour faire une parodie de Gekko Kamen (10)… En fait je me demande souvent jusque quand ça va durer, cette blague. J’avais dessiné ça, et je l’avais présenté à mon éditeur de l’époque en ne pensant pas une seule seconde que ça allait être accepté. Mais mon éditeur a beaucoup apprécié au contraire ! Je pensais que ça allait être un seul épisode et tout compte fait c’est devenu toute une série, et tout ça à la base d’une blague ! J’avais un peu peur de me faire taper sur les doigts par les demoiselles à cause de ce personnage, donc j’ai rajouté des personnages féminins très mignons tout autour, de manière à faire contrepoids par rapport à Kekko Kamen.



Public : J’ai beaucoup étudié vos œuvres et me suis toujours demandé d’où étaient venus le design de vos mechas et le choix de leurs couleurs, tout particulièrement pour Kotestu Jeeg (11) et Groizer X (12)...
Nagai Gô :
Pour le design comme pour la couleur, je voulais faire quelque chose de vraiment différent de Mazinger, le design était déjà utilisé mais il y avait des couleurs qui ne l’avaient pas été. L’idée était vraiment de créer quelque chose de différent.

Public : Pour pouvoir être diffusées, actuellement la plupart de vos séries sont censurées par rapport aux versions originales, afin de pouvoir toucher un public plus jeune. En tant que créateur, que pensez-vous de cette situation ?
Nagai Gô :
C’est vrai que, pour une adaptation à un public plus jeune, ces coupes étaient nécessaires parce que c’était un peu trop violent, donc on doit s’y faire. Par contre, je pense qu’il faut maintenir malgré tout un peu de réalité, couper des scènes qui reflètent le réel est un peu dommageable dans le sens où s’il venait à y avoir une guerre, les enfants qui ont vécu dans un monde aseptisé et sans violence vont vraiment être très profondément choqués par ce qu’ils risquent de voir sur les terrains de guerre et de violence, qui sont maintenant assez visibles, notamment à la télévision.

Public : J’aurais aimé savoir si vous avez pu voir l’adaptation live de votre série Cutie Honey [voir la critique OEx du film, réalisé par Anno Hideaki, NDLR] et ce que vous en avez pensé par rapport au concept original de l’œuvre. J’aurais aimé savoir également si d’autres projets de séries live de vos travaux existent où vous seriez vous-même impliqué.
Nagai Gô :
En ce qui concerne la série Cutie Honey, j’ai apprécié l’adaptation et j’apprécie aussi la nouvelle série (13). Quand je conçois un anime ou une œuvre, je le conçois comme quelque chose de réaliste, et bien sûr, j’espère toujours pouvoir participer à la mise en réel de mes œuvres ! Et si je pouvais le faire en tant que réalisateur moi-même un jour, ce serait encore mieux ! [Sourires]



Public : Tout à l’heure vous avez dit apprécier la SF, j’aurais aimé connaître vos goûts en matière de cinéma, ce que vous aimez et ce qui vous a inspiré ?
Nagai Gô :
Donner un titre précis, ça ne sera pas possible car je suis un vrai fan de cinéma ; depuis que je suis tout petit, j’en regarde beaucoup et je collectionne beaucoup. Du fait mes influences sont très diverses.

Public : Envisagez-vous la ressortie des 4 volumes du manga Goldorak ?
Nagai Gô :
Je ne suis pas tout à fait assez au courant pour vous renseigner. En tout cas, ce que je compte faire, ce serait plutôt dessiner quelque chose de nouveau pour pouvoir re-proposer quelque chose d’autre, toujours dans l’univers de Goldorak bien sûr.

Public : Pourquoi le manga et le dessin animé Devilman n’ont-ils rien à voir ? Avez-vous une préférence pour l’une ou l’autre version ?
Nagai Gô :
J’aime bien les deux, autant le manga que l’anime. Mais j’ai eu plus de liberté sur le manga, j’avais dit au début que je ferais les deux entièrement, seulement je n’ai pas trop eu le temps de m’occuper de l’anime, du fait ma préférence irait plus au manga. Mais ça ne veut pas dire que je déteste l’anime pour autant !

Interprète : Merci beaucoup d’être venus à la conférence de M. Nagai.

[Standing ovation. M. Nagai est assailli par les photographes et les fans, à tel point que l’interprète doit intervenir pour rappeler certaines règles de base de courtoisie.] 

Compte-rendu réalisé par Elise Canaple 

Photos conférence : Elise Canaple 

Notes :

(1) Un petit rappel de la chronologie japonaise des mechas de la série des "Mazinger" créés par Nagai Gô, que la diffusion télévisée en France a considérablement brouillée en plaçant Goldorak au centre de l’attention :
• Mazinger Z, manga publié de 1972 à 1973, anime diffusé de 1972 à 1974 ;
• Great Mazinger, manga publié et anime diffusé de 1974 à 1975 ;
• UFO Robot Grendizer (Goldorak en France), manga publié de 1975 à 1976 et anime diffusé de 1975 à 1977.
On peut ajouter à cette liste l’ultime Mazinkaiser, OAV diffusé entre 2001 et 2002.

(2) L’affaire des Dvd pirates de Goldorak a débuté avec la distribution de coffrets de la série sous-titrée en français par Déclic Images et Manga Distribution en 2005, rapidement dénoncée par TOEI Animation et Dynamic Planning, la société créée par Nagai Gô pour gérer les licences de ses créations, comme illégale puisque, en fait, aucune négociation de droits n’avait jamais eu lieu (voir l'actu OEx, ainsi que le communiqué de la TOEI). Après une procédure houleuse, les deux sociétés ont été condamnées une première fois à 7.200.000€ de dommages et intérêts pour "contrefaçon et concurrence déloyale" fin 2005, ce qui a notamment abouti au dépôt de bilan de Déclic Images (actu OEx ; communiqué de la TOEI). Tous les Dvd incriminés ont été ôtés de la vente, alors que la condamnation de la Cour d’instance était invalidée par la Cour d’appel en 2006. Mais cette dernière décision a à nouveau été cassée et l’appel en Cour de renvoi n’a toujours pas été rendu à ce jour, d’où la réaction de l’interprète de M.Nagai. Une autre sortie des Dvd de Goldorak pour les pays francophones, licenciée cette fois, a été annoncée par la TOEI, mais sans suite à ce jour du fait de l’affaire toujours en cours (communiqué TOEI).

(3) Violence Jack : manga (1973-74) adapté en 3 OAV (1986/88/90), qui prend la suite directe de Devilman puisque Violence Jack, géant protecteur et surhumain, est découvert par l’humanité affaiblie dans les décombres de la Terre, ravagée par le combat ultime ayant opposé Devilman à Satan. Le dernier épisode de Violence Jack renforce encore plus le lien intime entre les deux séries puisqu’il y est révélé que le héros et Akira Fudo ne sont qu’une seule et même âme. (inédit en France)

(4) Devilman : manga et anime diffusés entre 1972 et 1973 (il s’agit du premier anime dérivé du travail de Go Nagai à avoir été créé), dont le personnage principal, le naïf et timide Akira Fudo, accepte de se laisser posséder par le démon Amon, Seigneur de la Guerre, dans le but d’empêcher l’Armageddon et le retour de Satan. Devilman a été élevé au rang de titre culte de par la complexité sans complaisance de la vision du monde et de l’humanité qu’il livre. Les 5 tomes du manga sont distribués en France par Dynamic Visions (Dybex), et le Dvd du film live réalisé en 2004 (et largement dispensable) est diffusé par M6 Interactions.

(5) Cette statue se trouve à côté du village Mas de Plata (Terragona, Catalogne), elle a été construite dans les années 80 à l’entrée d’un terrain vague destiné à être urbanisé mais qui ne le sera finalement jamais. Témoin de l’immense succès de Mazinger Z en Espagne, elle garde aujourd’hui un bosquet de pins et constitue un passage obligé pour tout otaku espagnol qui se respecte. 

(6) Ashura Danshaku : personnage littéralement moitié-homme et moitié-femme, c’est le principal adversaire de Mazinger Z. Dr. Hell l’a créé(e) en assemblant les moitiés de momies d’un couple d’amants maudits, autrefois enterrés vivants. Deux seiyuu en assuraient le doublage, une femme et un homme, renforçant l’aspect profondément troublant du personnage.

(7) Général/Lady Gandal, en français : Minos/Minas : le Général Gandal, homme de main de Vega (le Grand Stratéguerre) dans Grendizer (Goldorak), partage en effet son corps avec Lady Gandal. Au début de la série, le visage de Gandal s’ouvrait pour laisser apparaître une mini-Lady Gandal à l’intérieur, mais à la fin de la série, c’est l’apparence complète de son visage qui changera quand sa part féminine prendra la parole et le contrôle de leur corps.

(8) Getter Robo : manga créé par Nagai Gô et Ken Ishikawa, et anime diffusé de 1974 à 1975, dont l’idée originale est de mettre en scène 3 héros pilotant 3 machines différentes qui peuvent se combiner en 3 formes de Super Robot permettant de lutter aussi bien sur terre, dans les airs et sous l’eau, contre des dinosaures évolués menaçant d’envahir la Terre. On considère largement qu’il s’agit de la 1ère occurrence significative de robot transformable combiné dans l’histoire des mechas. (inédit en France)

(9) Goldorak The UFO : visible sur YT, http://youtube.com/watch?v=GPCQjafXZSw

(10) Gekko Kamen : manga publié de 1974 à 1978, dont l’héroïne éponyme, nue à l’exception de son masque et de ses bottes rouges défend les lycéennes d’un établissement dirigé par des pervers sadiques. Il s’agissait d’une parodie de Kekko Kamen, personnage créé par Kawauchi Kohan et Kuwata Jiro, vengeur masqué à moto, enturbanné et tout de blanc vêtu, devenu à partir de 1958 le premier super héros live de la télévision japonaise. (inédit en France)

(11) Kotetsu Jeeg : anime diffusé en 1975-76, dont le héros est un pilote automobile capable de se transformer en Super Robot grâce à une cloche de bronze antique et magique, pour sauver le monde d’une invasion menée par la Reine Himika, revenante de l’ancien Royaume japonais du Yamatai. Depuis avril 2007, une suite est diffusée sur le satellite japonais sous le nom de Kotetsushin Jeeg. (inédit en France)

(12) Groizer X : anime mineur diffusé en 1976-77, dont le principal attrait est le focus placé sur les combats aériens (inédit en France).

(13) Cutie Honey : cette héroïne, née en manga en 1973-74 et considérée comme la première héroïne féminine de shônen à part entière, a fait l’objet de moult adaptations (2 animes, 2 OAV, 1 film d’animation, 1 film live - lire la critique d'OEx), dont l’une des dernières en date est une série live diffusée depuis oct. 2007 sur TV Tokio sous le titre Cutie Honey The Live, où Honey est incarnée par la sémillante Mikie Hara, c’est de cette dernière version que parle ici Nagai Gô.

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