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[Fiction TV - Corée du sud] IRIS

Disponible en DVD zone 3 (sous-titré anglais) aux éditions KBS


Elle a fait battre le cœur de millions de téléspectateurs sud-coréens durant l’automne 2009. Mais elle a aussi fait grincer pas mal de dents pour son final bâclé – pourtant marque de fabrication des séries du pays. Et, malgré tout, elle n’a pas fini de faire parler d’elle... Blockbuster télévisuel se présentant comme une variante feuilletonnesque du carton de 2001 Shiri, première apparition de la super vedette Lee Byung-hyun (A Bittersweet life, Le Bon, la Brute et le Cinglé) à la télévision depuis 2003, Iris a fait indéniablement partie, que l’on adhère ou non, des événements télévisuels asiatiques de l’année passée. Et vus ses solides arguments de vente – en premier lieu desquels se trouvent un casting impeccable au service d'une galerie de personnages très réussis, ainsi qu'un suspense increvable – l'adaptation du spectateur à son approche romantique de l'action est recommandée : dans le répertoire romanesque, on aura vu moins en forme…


Meilleurs amis et jeunes officiers à l’ascension fulgurante de la NSS, agence de renseignement secrète sud-coréenne, Hyun-joon et Sa-woo voient leurs chemins diverger lorsque Seung-hee, la belle analyste dont ils sont tous deux amoureux, entame une relation avec le premier. La séparation est consommée lorsque Baek-san, leur lugubre boss, charge Hyun-joon de l’assassinat d’un officiel nord-coréen en Hongrie, et l’écorché Sa-woo d’éliminer son ami après coup… Hyun-joon, passé pour mort après leur confrontation, se rétablit avec l’aide d’une organisation anonyme, et passe les mois suivants à planifier sa vengeance contre la patrie qui l’a trahi, dans le deuil de Seung-hee, qu’il croit décédée dans le feu des événements à Budapest. Tandis qu’une agente nord-coréenne, Sun-hwa, est chargée de le traquer jusqu’au Japon, notre héros est suivi par un tueur à gages, Vick, qui semble travailler pour un conglomérat militaro-financier et supranational du nom d’Iris, réel employeur de Baek-san, et prêt à tout pour faire échouer le sommet des deux Corées prévu pour bientôt…


Avant de l’acheter, il faut la goûter

Comme vous avez pu le constater, c’est long (20 épisodes d’une heure, les Coréens n’ont jamais su tenir dans les formats poche à la nipponne), lourd, complexe, et pour vous donner envie de lire le reste de l’article, ça tient une honnête partie de ses démesurées promesses.



Puisque l’originalité n’en fait pas partie, Iris ne présente pas grand-chose de neuf, si ce n’est bien sûr un spectacle inhabituellement coûteux dans la lucarne (si le titre du présent article laisse imaginer un concert de jérémiades, la réalité est bien plus castagneuse, nous y reviendrons). L’action est une sorte de mélange de 24h chrono pour son über-cellule anti-terroriste donnant l’impression d’avoir remplacé tous les organismes de défense du territoire le temps du show, et des Trois jours du Condor en plus démonstratif. Parallèlement, les auteurs tapent parfois dans l’hommage simpliste (Heat pour ses échanges balistiques en milieu urbain), voire le copiage un peu grossier (Léon pour le contrat du tueur Vick à Shanghai), mais en tirent le plus souvent quelque chose de très efficace et graphiquement bien emballé. Un divertissement garanti par une interprétation impeccable sur laquelle nous reviendrons, et un sens de l’aventure très bienvenu – dont l'un des ingrédients premiers, le voyage, ne manque pas à l’appel, et les décors traversés ne se limitent pas à de la bête figuration.

"Honnête" est le terme : idéalement, le spectateur en phase avec les revendications du show saura pardonner à Iris ses défauts les plus majeurs, comme une approximation puérile dans le traitement de l’action (à aucun moment, un quelconque sentiment de réalisme ne vient faire oublier celui de caricature dissipée) et une propension au mélo un peu trop appuyée. Ce spectateur accroché laissera donc plutôt ses mirettes se nicher confortablement dans l’esthétisme très travaillé de cette luxueuse production télé (vingt millions de dollars de budget), dans la sueur et les courbes de ses charismatiques et athlétiques protagonistes, garçons et filles, et dans l’élémentaire joliesse des principes qu’elle convoque, la loyauté, l’amitié, l’amour, etc., ainsi que de la façon romantique dont elle les traite.



D’une certaine façon, on peut voir Iris comme un mélange de ces récentes séries d’action US pour les affreux terroristes, et des feuilletons d’époque coréens du type Damo (1), pour l’eau de rose inhérente au genre, à tel point qu’il ne serait pas scandaleux de qualifier Iris de sorte de Damo "moderne", dosé pareillement en mandales, chaudes larmes, intrigues de cour et chansons pop.


Le mot est dit ! (ou : les limites du modèle coréen)

Le romantisme, les Coréens semblent depuis toujours adorer, faisant depuis un moment une rude concurrence aux suicidés japonais et aux héroïques agonisants hongkongais, avec leurs films-chocs toujours plus avides de chair cramée, d’horizons fermés, et de martyrs cinégéniques (voir Holiday, Running wild, JSA, ou encore l’inévitable Oldboy). A la nuance près qu’Iris n’est pas une simple histoire de gangsters de Busan, de guerriers de l’ère Chosön (2), ou de justiciers  allégoriques : elle tape dans les arcanes du pouvoir et de l’espionnage, dans le géopolitique, thématiques bien plus exigeantes et moins tolérantes face aux "approximations", et sur lesquelles la production cinématographique nationale s’est le plus souvent cassée les dents (voir Hanbando (3), pour prendre le pire exemple). Mais la fracture de la péninsule coréenne est une obsession nationale donc cinématographique, et une source qui ne semble pas prête de se tarir – pas tant que la blessure ne sera pas refermée, devine t-on, laissant à ce moment-là la place à d’autres problèmes qui inspireront eux aussi, on en est sûr, tout plein de films.



Ce n’est donc pas de ce romantisme-là qu’on fait ici le procès, ni même du premier degré sibérien qu’il implique, ou du patriotisme inhérent au genre, notions que les Sud-Coréens sont fichus d’aborder  sans céder à l’exacerbation crétine, ni inversement coincer sous l’emprise d’abscons mécanismes idéologiques. Mais bien celui de cette désormais fameuse approximation.

L’efficacité du show est donc plus ou moins contrariée par le désintérêt confondant – mais pas rare pour autant – des auteurs pour une multitude de plus ou moins gros détails, qui décident pourtant souvent de l’effet global d’une œuvre, et que l’on pourrait nommer "souci de réalisme". Entre deux dilemmes shakespeariens et trois fusillades spectaculaires, ces messieurs semblent enclencher le pilote automatique, et affichent un manque de réflexion et une ignorance outrageux dès qu’il s’agit de développer les "sujets sérieux" : du protocole de surveillance de la Maison Bleue (4) au fonctionnement interne de la NSS se transformant sans transition d’agence de renseignement top-secrète à unité anti-terroriste généreuse en communiqués de presse, en passant par la formation défensive de paramilitaires prétendument surentrainés, tout est traité par-dessus la jambe, tel le réalisme scientifique dans le Sunshine de Danny Boyle (5).



Cette insuffisance se traduit parfois tout autant à l’écran que sur le papier, s’agissant par exemple des locaux de la NSS (tellement filmés morceau par morceau que l’effet de décor cheap de studio ne se dissipe jamais vraiment), du petit bruit mélodieux et inutile que font les programmes informatiques (rappelant les premiers films de hackers américains au début des 90s), ou de la plastique bien trop télévisuelle des employées féminines. 24h chrono, cité plus haut, s’était attiré moult critiques lorsqu’il avait poussé le bouchon du soap-opera tendance Beverly Hills bien trop loin dans la calamiteuse saison 6, ou lorsque sa CTU ressemblait un peu trop au Salon de l’agriculture. Il demeure que comparé à la NSS d’Iris, l’agence imaginée par Joel Surnow est un modèle de crédibilité. 20 millions de dollars constituent une somme considérable pour un budget télévisuel, mais certainement pas assez pour pareil script.

De la même façon, les agents formatés aux classes de l’oncle Kim, issus d’une des dictatures les plus fermées et archaïques au monde, débarquent dans la Corée du sud ultralibérale et ultramoderne, et ne semblent avoir aucun problème d’adaptation… Des fragments anecdotiques de cette blessure ouverte qu’est la séparation de l’archipel, des dilemmes culturels et psychologiques liés à cette blessure si peu connue du reste du monde, ce genre de détails, on aurait aimé les voir percer derrière la toile macroscopique, émerger de la nuée de napalm qui fait à la fois la force et la faiblesse du show. Le choix du supra-hamster Kim Tae-hee, très jolie (moindre des choses pour une femme censée être "une des plus belles du pays") et crédible en madeleine de compétition mais pas trop en agente profileuse gouvernementale experte en close-combat, symbolise à lui seul cette limite. C’est là que le spectateur peut, comme face à la saga Twilight (vous savez, le vampire qui ne mord personne et pleure tout le temps) qui travaillait davantage l’idée de l’amour entre les deux héros plutôt que la relation en elle-même, choisir d’apprécier ce qu’Iris… lui vend.


Rangeons notre cynisme au placard : l’invitation à l’épopée exaltée d’Iris

Le romantisme dont on ne fait pas le procès dans le chapitre précédent est celui dont on va faire l’éloge dans le présent. Comme incapable de répondre à la foule de connaissances nécessaires au développement de son intrigue de base, voire légèrement paniqué par les proportions démesurées qu’il pourrait atteindre, Iris mise tout sur un développement généreux de la psyché de ses personnages et une hyperactivité forçant littéralement l’admiration. Parmi les premiers sauveurs du show, l’on compte sans difficulté un sens épatant du tempo – en dépit de la vingtaine d’heures d’Iris ! – et de sérieuses qualités dramaturgiques.

Ces arguments s’illustrent parfaitement dans les deux personnages les mieux composés, Sa-woo et l’agente nord-coréenne Sun-hwa. Sa-woo, au départ élément convenu – mais fort sympathique – d’un triangle amoureux à l’issue prévisible, prend toute sa dimension dans sa dévotion malsaine et forcément autodestructrice à Baek-san, l’homme qui l’a fait « tuer » son meilleur ami et négocier son humanité. Sa mutation en rouage désillusionné d’une mécanique implacable en fait dans le dernier acte une figure tragique formidable. Le personnage de Sun-hwa, quant à lui, prend lui aussi toute son importance lorsqu’elle trahit Pyongyang et s’allie à Hyun-joon, perturbée par ses doutes sur le bien fondé de la cause nationale, et par son amour naissant pour sa cible désignée. Porté par le charisme contrarié de la sublime Kim So-yun, coupe garçonne et poids du rôle logé quelque part dans son triste regard, son personnage éclipse sans mal celui, conventionnel, de Seung-hee – encore que l’on aurait apprécié que les auteurs fassent davantage ressortir les traces de son éducation à la dure. Le duo qu’elle forme avec Lee Byung-hyun dès la seconde moitié du récit ne se contente pas de complexifier un Hyun-joon un peu trop lisse, héros identifiable oblige ; se plaçant parmi les plus beaux duos de gunfighters sexuellement compatibles que l'on ait pu voir ces dernières années, il est aussi un des arguments de vente les plus solide d’Iris. C’est bien souvent en sa présence que l’échiquier atteint son plus haut degré d’épique tourmenté.



Flanqué d’un personnage moins passionnant mais néanmoins tout à fait attachant, Lee Byung-hyun assure forcément dans la peau d’un Jack Bauer asiatique aux péripéties tout aussi hautes en couleurs, en simplement plus jeune (romantique…), et obsédé par une seule et même quête. Autant dire que la thématique de la trahison, avec tout ce qu’elle charrie d’amertume et d’incompréhension, va comme un gant à l’acteur et sa large palette d’expressions, lui qui avait ébloui le grand écran en 2006 avec un rôle très proche dans le génial A Bittersweet life. Mais le reste du cast sait globalement répondre à ce besoin de romantisme visuel, tout comme les monumentaux effets numériques de Sunshine, doublés à la poésie 90s de Boyle, savaient répondre au même besoin. L’excellent Kim Seung-woo, que l’on n’a plus vu sur les écrans français depuis Woman on the beach de Hong Sang-soo et qui se limitait bien trop au registre comique depuis le fiasco SF Yesterday (6), incarne son personnage de haut gradé militaire inflexible (mais pas trop, romantisme oblige) avec un sérieux et une élégance épatants. Et, coïncidence ? Kim Young-chul, l’acteur qui joue Baek-san, interprétait déjà son traitre de patron dans le film de Kim Ji-woon… et ce avec le même brio.

Alors oui, l’emballage est en général un peu grossier. Le décor parfois feuilletonesque à l’exception de quelques scènes transcendées par un repérage réussi, et souvent sauvé par un excellent travail de photographie, très au-dessus de la mêlée. L’utilisation de la rutilante bande originale un peu trop systématique, surtout dans sa propension à ressortir un tube de k-pop à la première larmichette (même les films coréens sont hypoglycémiques, trop de sucre PEUT les tuer). La truelle du scribe en certains endroits difficile à masquer. Mais l’énergie du package, débridée par l’interprétation chargée du casting principal et le non-stop narratif, emportent le tout. Si la narration rythmée, dense et sans cesse surprenante de la première moitié s'effiloche en certains endroits par la suite (après le retour de Hyun-joon en Corée du sud), jusqu'au bout les émotions sont justifiées, les balles fusent et nombreuses sont celles qui comptent, l’héroïsme est héroïque et les héros ont la classe, même ceux – donc – tout droit sortis de Pyongyang. Combien de scènes de gunfights, en général bien mieux cadrées et surtout montées que celles bordéliques du "modèle" Shiri (qui brillait lui aussi davantage par son romantisme…), comporte la série, au juste ? Bien qu’elles trahissent parfois ses limites budgétaires, ces dernières (on pense notamment à la longue et mémorable fusillade en plein carrefour bondé du centre de Séoul, alors que la nuit tombe (7)) font gravir un échelon supplémentaire à la fiction télé asiatique, voyant pointer à l’horizon le jour où l’on ne fera plus de différence entre elle et sa cousine cinématographique, comme c’est de plus en plus le cas aux USA.



Nécessité d’une suite ?

Il faut aussi se pencher sur les effets positifs du choix assumé du romantisme radical. La voie de la simplicité, vaseline des grosses machineries peu regardantes à la dépense mais très regardantes au moindre effort inutile (= pouvant être négligé sans perte significative de wons), a fait écrire des tonnes de choses toutes plus internationales et complexes les unes que les autres sans se soucier d’autre chose que du fil cohérent du récit… Et là, on peut en revanche admirer le travail soigné : la rythmique impeccable de la narration, louée plus haut, ne vaudrait rien sans les nombreux ressorts serrés à l’extrême, et les nombreuses péripéties, toujours over-the-top, imaginées par les scénaristes.

Ces péripéties, rarement gratuites mais plutôt participatives de la sophistication de l’intrigue centrale, souvent passionnantes et inattendues, acquièrent justement toute leur saveur à l’aune de cette intrigue, à savoir l’existence du mystérieux conglomérat (ou bien s’agit-il d’autre chose, comme d’une simple organisation paragouvernementale ?) influençant le cours de l’histoire, la politique des nations, et le destin des peuples à la manière de la Société de l’Océan Noir dans les arcanes du pouvoir nippon à l’ère militaire, ou de la Franc-maçonnerie au sein de l’ONU dans le monde contemporain – éminents sujets d’actualité en cette période de troubles civilisationnels, de crise des souverainetés nationales, et d’hégémonie du Capital. Comme dans tout bon scénario, les différents niveaux de lecture se nourrissent mutuellement, tel ce segment du récit où Hyun-joon, préparant sa vengeance dans le nord enneigé du Japon, se fait arrêter par une sorte de police secrète japonaise (peut-être une sorte d'AISP (8) musclée) ; la question de savoir qui tire réellement les ficelles, le gouvernement nippon échappant au contrôle d’Iris – si jamais cette dernière n’est pas tant globale qu’on le craint – ou bien Iris-même, étoffe plutôt qu’elle ne parasite le suspense quant à la survie de notre héros.



Mais au-delà de ces illustrations, le show n’a pas vraiment le temps de développer concrètement la nature de ce pouvoir parallèle, trop occupé à régler le compte des employés dudit pouvoir, séditieux plastiqueurs, cadres corrompus, exécutants solitaires, trop plongé tête la première dans le feu de cette action qu’il vend si bien. A la fin, lorsqu’apparait en ombre chinoise un gros ponte d'Iris qui restera anonyme, on voit bien où veulent logiquement en venir les producteurs de la série : à une suite, forcément plus friquée et plus spectaculaire que ce qui deviendrait la première saison d’une saga à la… 24h chrono. Mais l’absence de Lee Byung-hyun, à nouveau occupé au cinéma, pourrait compromettre ce projet. Quant au spectateur, bien qu’il ne ressente pas au final un besoin frénétique de dénouement – Iris n’étant pas suffisamment incarné pour nous laisser autre chose qu'une simple curiosité vaguement intellectuelle, il ne dira certainement pas non à une extension de ce que le petit écran coréen sait faire de mieux dans le genre cinématographique ET spectaculaire. Parce que s'il est évident qu'un matériau et des personnages de tragédie pareils appelaient à un bien meilleur scénario, les auteurs d'Iris en ont fait suffisamment pour nous donner à le remarquer, et c'est suffisamment rare pour être noté !


Alexandre Martinazzo


Notes :

(1) Damo : énorme hit télé sud-coréen de 2003, diffusé en 14 épisodes, et interprété par Ha Ji-won (Duelist).
(2) Busan, Chosön : Busan (peut aussi s'écrire Pusan) est la seconde métropole sud-coréenne après la capitale Séoul, et le plus important port de la péninsule. Chosön est le nom de la plus connue période de l'histoire coréenne (1392-1910), et de la dynastie au pouvoir durant cette période.
(3) Hanbando (littéralement "péninsule coréenne"), un film de Kang Woo-suk sorti en 2006 en Corée du sud, et très critiqué pour son ultra-nationalisme monolithique, que son scénario aussi subtil qu'une brique ne nuance en rien.
(4) La Maison bleue : résidence et bureau du Président de la république de Corée (Corée du sud), située à Séoul. On peut en voir une reconstitution plus généreuse que la moyenne dans la satire The President's last bang, d'Im Sang-soo (Une Femme coréenne). 
(5) Sunshine, un film de science-fiction britannique réalisé par Danny Boyle (Trainspotting), sorti 2007. Ou un parfait exemple de ce qu'un emballage formidable peut faire pardonner à un scénario rempli d'absurdités.
(6) Yesterday, un film de science-fiction sud-coréen de Jeong Yun-su, sorti en 2002. Ou un parfait exemple de ce que rien ne peut sauver quand tout est nul (malgré la présence de Kim Yun-jin, c'est dire).
(7) Cette délicate séquence a été tournée à Gwanghwamun, sortes de Champs-Elysées sud-coréen, ce qui constitue une première. On peut noter que les variations de luminosité pendant la séquence (que les scénaristes ont plus ou moins réussi à justifier en plaçant la scène dans un crépuscule bien vide) sont dues à l'heure du tournage (aux aurores, seul moment où l'équipe eut le droit de filmer) et à une pluie tenace et imprévue.
(8) AISP (pour Agence d'Investigation de Sécurité Publique), ou Kôanchôsachô en version originale, agence gouvernementale japonaise chargée de la sécurité nationale à la fois sur le sol japonais et à l'étranger, spécialisée en contre-espionnage (d'où sa discrétion), et rattachée au Ministère de la justice.

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